Concert : le 21 juillet 2021 à 18h30, basilique St François, Thonon

Guy-Baptiste JACCOTTET , orgue

« Paris au son des orgues »

Paris a toujours été un centre d’effervescence culturelle et musicale. Aux tribunes des églises de la métropole se sont succédé des organistes de talent, doublés souvent de compositeurs de génie. Plongez le temps d’un concert dans ce répertoire parisien multiple et plein de saveurs qui mettra à l’honneur les couleurs très françaises de l’orgue de la Basilique.

Programme :

Charles-Marie Widor (1844-1937) – Symphonie VI – Allegro

Organiste, professeur et compositeur français, Charles-Marie Widor compose pour les grandes orgues symphoniques Aristide Cavaillé-Coll que l’on trouve dans plusieurs des principales églises de Paris, dont Saint-Sulpice. Widor est résolument le premier symphoniste de la littérature pour orgue, mais ses symphonies sont bien autres que des symphonies classiques en quatre mouvements. Les huit premières ressemblent plutôt aux suites françaises. Elles sont composées de cinq ou six mouvements. Certains d’entre eux, notamment l’Allegro ouvrant la Symphonie no 6, sont d’une grande virtuosité.

François Couperin (1668-1773) – Messe à l’usage ordinaire des Paroisses, pour les Festes Solemnelles : Kyrie – Récit de chromhorne

Le cromorne, parfois orthographié chromhorne, est un jeu d’orgue de la famille des jeux d’anche, spécifiquement à anche battante. C’est l’un des jeux d’orgue les plus anciens, attesté dès le XIVe siècle. Il a emprunté son nom à l’instrument homonyme, le cromorne. Son timbre très typé est dit « cruchant », rappelant le ronflement ou l’effet nez bouché. C’est par excellence un timbre baroque.

Maurice Duruflé (1902-1986) – Prélude et Fugue sur le nom d’Alain, op. 7.

Elève, au Conservatoire de Paris, de Paul Dukas pour la composition et de Eugène Gigout pour l’orgue, il travaille cet instrument en parallèle avec Charles Tournemire (successeur de César Franck à Sainte-Clotilde) et Louis Vierne. Suppléant de ce dernier à l’orgue de Notre-Dame de Paris (1929-1931), assistant de Marcel Dupré à la classe d’orgue du Conservatoire, où il sera bientôt titulaire d’une classe d’harmonie (1943-1973) – il aura comme élève Pierre Cochereau –, il est nommé organiste de Saint-Etienne du Mont à Paris en 1931 (poste qu’il conservera jusqu’à sa mort en 1986). Organiste virtuose, très célèbre aux États-Unis, Maurice Duruflé est surtout connu pour son Requiem, entré au répertoire, et joué dans le monde entier.

François Couperin (1668-1773) – Messe à l’usage ordinaire des Paroisses, pour les Festes Solemnelles : Gloria – Tierce en Taille

La tierce en taille est une forme musicale de la musique classique française ayant comme voix principale une registration utilisant le jeu de tierce. Le terme en taille signifie que la mélodie est jouée dans la tessiture du ténor, c’est-à-dire le milieu du clavier.

Johann Sebastian Bach (1685-1750) – Praeludium pro Organo pleno in Es-Dur BWV 552/1

Ce prélude et fugue est issu de la messe luthérienne – troisième livre du Clavier-Übung. Le prélude correspond à l’entrée des fidèles, la fugue, à la sortie. Le troisième livre du Clavierübung a été édité par Bach en 1739 à Nuremberg. Le prélude en mi bémol lui sert d’introduction et doit dépeindre, avec ses rythmes solennels et ses harmonies ensoleillées, la majesté et la sérénité du Dieu éternel; la triple fugue clôt l’œuvre et rappelle encore une fois, par ses trois parties, que le dogme fondamental est celui de la Trinité.

François Couperin (1668-1773) – Messe à l’usage ordinaire des Paroisses, pour les Festes Solemnelles : Benedictus: Chromhorne en Taille
Franz Liszt (1811-1886) – Präludium und Fugue über B-A-C-H

En musique, le motif BACH, repris par de nombreux compositeurs (vingt-deux), en hommage à Bach désigne le motif formé par les notes si la do si . Cette séquence de notes s’écrit B A C H en notation. Jean-Sébastien Bach l’utilise lui-même à la fin de Die Kunst der Fuge (L’Art de la fugue, BWV 1080). On le retrouve le motif dans la Passion selon saint Matthieu. Dans certaines pièces, ce sont des transpositions du motif BACH qui sont jouées (respectant les intervalles du motif d’origine).

L’organiste :

GUY-BAPTISTE JACCOTTET (né en 1998) est titulaire de l’orgue de cinéma-théâtre du Théâtre Barnabé et organiste assistant à l’Église Saint-François de Lausanne. Dès août 2020 il prend ses fonctions comme organiste titulaire au Temple de La Tour-de-Peilz et comme professeur d’orgue au Conservatoire de Montreux-Vevey-Riviera. Comme soliste, cinéconcertiste ou en ensemble, il donne une quarantaine de concerts par année. D’autre part, il est lauréat des concours internationaux de composition « Musique nouvelle pour flûte à bec » (Premier Prix et Prix du Public) et « Kinder an die Orgel » (composition pédagogique). Il reçoit en 2019 la « bourse pour le talent et la créativité » de la Fondation Casino Barrière. Profondément attiré par l’improvisation, le spectacle et le cinéma, il est titulaire de l’orgue du Théâtre Barnabé et organiste assistant à l’église Saint-François de Lausanne.